23 juillet 2005
Au Seuil de Maintelune
Petite fée de mes pensées chacune,
Perdue de mes rêves encore obscurs,
Puisse la Nuit bercer les maintes lunes,
Nous laisser sur des rivages sans âge.
Les contrées éthérées de mes regards sur murs
Auréolent ton aura des plus beaux présages !
Oui dis-moi quelle muse en ce moment t'inspire.
On vit pour le meilleur, hélas non sans le pire.
A quel diable ne lui cèderais-je mon âme ?
Noyé dans les larmes le coeur d'un enfant sage :
"Renaître sinon mourir dans les mêmes flammes !"
Le tour d'être fustigé viendra de l'adage,
Qu'il en est mille pour en remplacer aucune...
Le murmure s'efface : "Elle est, ne sera qu'une."
25 juillet 2005
TOI
Envoûteuse des charmes, perfide de son ombre
Regards obscurs tranchant dans les ténèbres sombres
Intrigante en diablesse, succube aimante en liesse
Kylix des passions d'hier, kriss de l'amour en fer
Aura qui hante encore de Salem les terres...
Serre fort dans tes ergots mon coeur endeuillé,
Oraison d'amours sur un funeste feuillet.
Passons ce soir ensemble, oublié de nos lunes.
Habillé d'obscurité j'erre dans le noir :
Impossible de seulement t'apercevoir !
En pays de brume toutes les ombres sont brunes.
12 décembre 2005
Renaissances du Phoenix
Un peu de poison dans mes veines
Pour la Mort reconnaître
Quand elle viendra me chercher
Au détour d'une promenade...
Nous sommes mariés pour l'éternité.
C'est bien long à t'attendre,
Viens donc me visiter.
02 juillet 2006
Fidèles
Nous n’avons pas eu de nous connaître le temps,
Le hasard n’a pas voulu que nos chemins se croisent.
Aujourd’hui nous nous mémorons, à l’orée de nos morts,
Nos rêves heureux, ces moments que nos âmes ont partagés
Dans nos étreintes espérées. Les nuits exorcisent nos détresses,
Ensemble, amants aux destins oubliés de la Grande Déesse.
La flamme dans nos regards, seule lumière au pays des ombres, étincelle.
Ce soir mon dernier soupir viendra ton dernier souffle recueillir.
Mélodie me berce et m’emporte, entre tes lèvres, une lyre.
Nous partirons au milieu d’un baiser, celui de la paix éternelle,
Nous les enfants chéris de la Nuit, que l’Ombre cajole.
L’Aube perce et, un nuage de poussières prend son envol…
15 août 2006
Ma Muse
Coule le fleuve lunaire dans ses prunelles,
Eternelle muse qui d’amour m’émerveille.
Le monde à la dérive s’évanouit près d’elle,
Infiniment comblé et sur sa vie je veille.
Nulle cloche ne résonnera plus en nous,
Et nous de défier tout le royaume des fous !
17 novembre 2006
Obscurs Destins
La Nuit Sans Couronne m'a jadis enfanté,
Ceint de son linceul éthéré ; elle m'étreint,
Son enfant impénitent aux obscurs destins,
Incompris de ce monde, de toutes esseulé...
Ô Mère démiurgique, ô reine infanticide,
Tends vers mes lèvres bleuies tes seins généreux,
Desquels coule le bonheur félon des oublieux.
Encor l'Amour sur l'autel gît en apatride.
En cette nuit, le Styx est rouge de mes veines,
Où mon coeur las s'épanche d'un surcroît de peine.
19 décembre 2007
Amours Déchues
Il est un amour méconnu en son calvaire
Nuits après nuits clandestin qui s’offre à la chair
Glas d’un coeur pur et pour Tartuffe sur l’autel
Requiem d’une âme rejetée sans appel
Insondable l'est le puit damné du malheur
D’où s’échappent les plaintes d’accablantes heures
07 janvier 2008
A la sacrée fontaine
A la sacrée fontaine, sous l’égo de Paname,
Grouillant si peu d’eau mais de ses pieux et gargouilles,
Nous faillîmes pourtant nous retirer bredouille,
En trinquant ces soirs-là face à dos. Mon grand dam ?
Si mes yeux et mon nez pouvaient souvent s’oublier !
24 février 2008
Porte-bonheur
Nymphe immaculée des ondes miraculeuses,
Amante convoitée de l'Olympe païenne,
Tu insuffles aux rives les douceurs de l'Eden,
Héroïne des coeurs et des amours heureuses.
A chaque étreinte défiant du Temps l'avarice,
L'âme ne se repaît jamais de tes délices,
Ivre quand mes lèvres te brûlent sous ton châle,
Enchantée par tes yeux baignés la nuit d'opale.
29 février 2008
(Dé)Génération mal-bouffe !

Goinfrez-vous de cette infâme pitance,
Et gargarisez-vous de votre panse.
Sans relâche, cultivez votre cholestérol,
Alors qu'ulcéré votre foie souffrant s'affole.
Bouffis comme de bons sumos,
Devenez plus larges que hauts.
Roulez rondement, mes mignons tout ronds,
Affublés en rondelets potirons.
Quand les marches se montent telles des falaises,
C'est qu'il faut réagir, il y a un malaise.
Vous guette et vous épie l'impassible impuissance.
Et la crise cardiaque : pas de seconde chance !
Périr d'avoir par trop souvent si mal bouffé,
Grâce à Mac Do la fée vous l'avez enfin fait.
RequieM Go†h









