12 février 2009
Extase
Une note, un mot, un crissement, une reconnaissance, une jouvencelle, une caresse, ...
Dans ces lointains ailleurs où je chemine en pensées, il me semble que surgissent des lueurs qui m'irradient. Une crinière qui me rappelle l'impétuosité des flots, et flotte au vent avec la grâce de mes muses ; une démarche innocemment prédatrice, qui crochète l'âme, bouleversante de félinité ; le port altier d'un minois indécemment pâle. Silhouette svelte et chamarrée, ceinte de son corset, et de toutes parts, en cascades voiles et dentelles sombres d'une demoiselle gothique, qui charme la Camarde et réveille les morts sur son passage... Les vivants, eux, tombent en pâmoison. Qui suis-je...?
D'une main posée sur ta hanche, c'est ton être que je tiens dans ma paume. Tes regards embrasent mon visage, et je sens palpiter ton pouls qui scande les réminiscences d'une symphonie culte. Mon âme résonne, s'élève, s'envole et s'enroule autour de la flammèche qui émane subtilement de ton brasier. Petite sorcière je t'ai connue, grande prêtresse tu es devenue. Dans mes visions en Noir & Rouge, il semble que tes douces lèvres offertes rosissent, au point que mes orbites s'épanchent et se déversent en toi pour ne voir plus que toi. A chaque baiser, chaque possession, nos serments s'enlacent, et je me consume, entre morsures exquises et dévorantes dévotions... Invitée au bal dans mon palais, ta langue demeure à jamais ma captive, savoureux écrin de mes crocs... Main dans la main, nos doigts emmêlés...
Promenons-nous dans nos bois pendant que le monde n'y est pas.
S'il y était, il tremblerait.
Mais comme il n'y est pas, il ne nous importunera pas.
Monde y es-tu ? Transpires-tu ?
Je mets ma culotte de lin.
Je mets ma chemise de satin.
Je mets mon long manteau de cuir noir, mon amour.
Je mets mes chausses bariolées.
Je mets mes bottes métallisées.
Ma Princesse, fuyons l'astre du jour.
Attention, nous voilà, ils veulent s'aimer.
Attention, nous voilà, ils veulent s'aimer.
Attention, nous voilà, ils veulent s'aimer.
Requiem
Commentaires
A grand pas, je te suis....
Je te suis à grand pas....
sous la feuillée....
Sans trembler....
Sans hésiter....
Allons nous promener....
Rien qu'avec toi....
Loin de ce monde....
On va s'aimer....
Sous les brancher....
On va s'enlacer....
Dans le bois s'éclipser....
Faisons la ronde....
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